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Situation socio-politique et sécuritaire au Mali : la mission des bons offices propose une plate-forme

La Mission des bons offices a étalé sa plate-forme pour sauvegarder le Mali, contribuant ainsi à la réhabilitation du politique et de l’agir politique. Cette proposition de plan de sortir de crise était au centre d’un point de presse, le mercredi dernier dans l’après-midi, à la Maison des aînées.

En l’absence de l’ancien ministre de l’éducation, Adama SAMASSEKOU, qui est d’ailleurs l’initiateur de la Mission des bons offices, et de M. Abdoulaye NIANG, la rencontre a été cadrée par l’ancien député, Kaourou DOUCOURE, et Moussa SOW  qui sont membres de ladite mission.
Cette rencontre avec les journalistes a été initiée avec les différentes parties prenantes de la classe politique malienne et la société civile pour trouver ensemble une résolution rapide dans la situation actuelle du pays.
Seuls trois regroupements ont répondu à l’appel de la mission des bons offices sur les cinq invités. Il s’agissait de la COPAM, représenté par Hammadoun Amion GUINDO ; le représentant de l’ADPS, le Dr. Edmond DEMBELE ; et le représentant de la CSM. Le FDR et le Mouvement IBK 2012 n’ont pas signalé leur présence à cette rencontre.
Selon les facilitateurs de cette rencontre, Kaourou DOUCOURE et Moussa SOW, la Mission de bons offices a été créée le 14 mai dernier et l’initiative de la rencontre a été décidée pour rapprocher les différentes positions nées spontanées de l’imbroglio.
C’est ainsi que l’ancien ministre, Adama SAMASSEKOU, a eu le courage de créer ce groupe dénommé « la Mission de bons offices » pour essayer de trouver une porte de sortie de crise que le Mali traverse depuis bientôt trois mois suite aux événements survenus le 22 mars.
Cette crise, politique et profonde pour eux, secoue la classe politique et même toute la société malienne dans toutes ses composantes, compromettant ainsi dangereusement le fondement de notre nation.
L’objectif tant recherché de la Mission de bons offices est d’amener les acteurs à se parler et à s’engager dans la mise en place d’un front de sauvegarde du Mali, ont fait savoir les maîtres du jour.
Aux explications de Kaourou DOUCOURE, la stratégie prise par la Mission était de rencontrer, en premier lieu, les chefs de partis représentés à l’Assemblée nationale ainsi que certains chefs de partis extraparlementaires mais engagés dans la résolution de la crise.
Après, poursuit-il, la Mission s’est proposée dans un second temps d’effectuer la même démarche auprès des leaders des coalitions constituées.
Et il continue en ajoutant que cette démarche était effectuée suite à la demande des chefs des partis politiques lors de la réunion tenue le 31 mai dernier à la Maison des aînées.
Au cours de cet entretien avec les hommes de média, les facilitateurs ont indiqué que les différents acteurs ont salué l’esprit de l’initiative et félicité les initiateurs de cette autre tentative de médiation nationale. Au regard de l’importance de l’initiative et compte tenue de l’expérience vécue, poursuivent-ils, les regroupements et partis politiques ont souhaité la participation de tous et aussi pour prouver à l’opinion nationale et internationale que les Maliens sont capables de se surpasser et de s’unir pour sauver le Mali.
C’est pourquoi, Hammadoun Amion GUINDO de la COPAM a révélé que la COPAM se porte bien et qu’elle n’a enregistré aucune démission.
Et de poursuivre qu’un appel a été lancé au FDR, par lui-même, sur les antennes de la radio, afin de surseoir pour réfléchir ensemble et trouver le comment faire sortir le pays du gouffre.
Les exposants du jour ont souligné que des recommandations ont été formulées à la réunion du 31 mai, notamment l’élaboration au préalable d’une feuille de route minimale pour la gestion de la transition comme une étape importante pour la mise en place du front de sauvegarde. Celle-ci permettrait en particulier de participer à d’éventuelles échéances du calendrier gouvernemental sur la base d’un consensus minimal. Il est d’ailleurs souhaitable que les coalitions socio-politiques s’attellent sans tarder à des concertations autour de la question de la feuille de route.
Par Salimata DIOUARA

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