SANOGO : « Monsieur Dioncounda Traoré restera président par intérim, comme prévu, pendant les quarante jours -pas une heure de plus » +++ +++ SANOGO : « Aucun soldat étranger ne foulera le sol du Mali sans une demande du gouvernement malien » +++ +++ CNRDRE : Les parachutistes étaient appuyés par des «individus mercenaires mal intentionnés qui commençaient à s’infiltrer depuis plusieurs jours.» +++ +++ CNRDRE : « Des éléments pris proviennent de divers horizons et soutenus par d'autres forces internes et obscures. Certains de ces éléments sont, en ce moment détenus par les forces armées et de sécurité pour des investigations approfondies » +++ +++ SANOGO : « La tentative d'hier est une atteinte à nos personnes. C'est sous contrôle. +++ +++ SANOGO : « L'accord-cadre (conclu le 6 avril avec la médiation burkinabé) demeure, le président est là, le gouvernement demeure. C'était un problème interne qui est géré et qui n'a rien à voir » +++ +++ SANOGO : « Il y a eu effectivement une succession d'événements. Je tiens à rassurer la population. Je vais bien, le Comité (junte) va bien, et pratiquement toute la structure. Je veux les rassurer tout en invitant la population à la vigilance » +++ +++ PORTE-PAROLE : "le Premier ministre et son gouvernement (...) prennent toutes les mesures appropriées vue de la restauration de la normalité"

Economie

Transport routier : Le Sénégal dénonce et propose

Après la campagne de plaidoyer pour la réduction des tracasseries routières, sur le corridor dans l’espace UEMOA à Bamako par la CAD-Mali, c’était le tour des Sénégalais, le samedi dernier, de manifester pour un allègement des opérations de contrôle de marchandises sur la route Dakar-Bamako. «

 Les sénégalais ont intérêt à ce que les choses marchent, aillent de l’avant. Il est important que nous tenions compte des préoccupations de la partie malienne. C’est nous qui avons besoin du Mali » dixit M. Mor Talla KANE, membre du comité de gestion des corridors pour le conseil présidentiel sur l’investissement. Cependant, il a qualifié, dans son intervention, les transporteurs maliens de marchandises, en provenance du Sénégal, de « clients difficiles ». C’était à l’atelier d’information des journalistes économiques sur les réformes de l’environnement des affaires au Sénégal. Il a aussi préconisé la création d’un observatoire chargé de veiller sur les pratiques anormales en affectant le transport de marchandises vers le Mali. Et parmi ces pratiques, les contrôles exercés sur les camionneurs par les douanes, la police et la gendarmerie, et aussi de part et d’autre de la frontière de nos deux pays. Il ressort des enquêtes de terrain que le problème de tracasserie administratives sur les axes routiers, trouve son explication dans l’insuffisance d’application ou l’ignorance des textes nationaux et régionaux en matière de transport inter Etats. A ce sujet, les tracasseries administratives et des forces de sécurité sur les routes constituent des obstacles au développement économique et à l’intégration économique. En effet, les textes prévoient seulement trois contrôles : au départ, à la frontière, et au point de formalité effective. Toute chose qui n’est guerre respectée. Il a dénoncé ‘’les contrôles non officiels’’ exercés sur les transporteurs de marchandises empruntant l’axe routier Dakar-Bamako. Il précise également que les textes de l’Union ne citent que trois agents, à savoir, la police, la gendarmerie et la douane. Ainsi, tous les autres sont dans l’illégalité, selon les textes de l’UEMOA. ‘’Aujourd’hui, les enjeux sont importants. Si nous négligeons le Mali, nous risquons d’avoir un marché virtuel et notre pays peut perdre des parts de marché de ce commerce transfrontalier. Le Sénégal est obligé de passer par le Mali’’ pour faire du commerce avec d’autres pays, a-t-il poursuivi. « Nous avons beaucoup de contraintes, en matière de commerce transfrontalier, avec des pays comme le Mali. C’est le Sénégal qui est enclavé, pas le Mali. C’est à nous de traiter les Maliens comme des clients, car c’est nous qui avons besoin d’eux », a confirmé Fallou Dièye, chargé des réformes à l’Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux (APIX). « Les administrations douanières du Mali et du Sénégal ont commencé à mettre en place un système de facilitation de la circulation entre les deux pays. Il s’agit de centraliser les contrôles autour d’un point unique », a indiqué Fallou Diop des douanes sénégalaises. Cela permettra d’éviter les contrôles séparés de la police, de la gendarmerie et des douanes dont sont victimes les transporteurs empruntant l’axe Dakar-Bamako, a-t-il expliqué. Les exportations sénégalaises vers le Mali, constituées essentiellement de produits pétroliers, représentent 24% du commerce transfrontalier du Sénégal, selon M. Dièye.

.Ainsi ils ont plaidé pour une urgente nécessité de trouver une solution idoine au problème qui constitue une sérieuse entrave à la liberté de circulation des personnes et des biens. La création d’un guichet unique pour l’accomplissement des formalités de contrôle s’avère une piste pour endiguer le mal.

Par Salimata DIOUARA
(Stagiaire)

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