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Economie

Aéroports du Mali : le niet du collectif des femmes à la Liquidation

 

 

NON à la privatisation sauvage de Bamako-Sénou, comme prétend le faire le directeur général, en complicité avec le ministre SEMEGA. C'est la position ferme du collectif des femmes de l'aéroport, en attendant leur meeting du mardi prochain devant la Primature.

 

 

Le collectif entend, par tous les moyens, s'occuper à la liquidation, pardon à la privatisation de l'aéroport Bamako-Sénou.

 

Il envisage de tenir un meeting, le mardi prochain, à la Primature.

En attendant, les femmes appellent tous les patriotes à se joindre à elles pour stopper le bradage de la société.

Le collectif, qui regroupe l'ensemble des femmes, mères de famille en fonction à l'aéroport depuis plus de 35 pour certaines, soucieuses de la préservation de leur travail, monte au créneau pour dénoncer avec véhémence la privatisation de la porte d'entrée au Mali par voie aérienne.

En effet, selon le collectif, l'acquéreur est connu. Il s'agit d'une société canadienne: SNC-LAVALAIT.

Cette société, selon plusieurs sources, est le preneur de l'aéroport Bamako-Sénou.

Elle va bénéficier de l'État d'exonération de taxes et impôts durant 13 ans.

En tout cas, pour les femmes du collectif,  aucune raison, aujourd'hui, justifie la liquidation de cet aéroport (Bamako-Sénou), la locomotive des autres aéroports du Mali.

Selon le collectif, Bamako-Sénou ne souffre de rien, il n'a pas de problème. Il est à jour du paiement de ses taxes et impôts (plus d'un milliards par an dans la caisse de l'État), pas d'impayé de facture d'EDM ni de communication. Mieux, sa santé financière lui a permis de se métamorphoser sur fonds propres.

Et, au moment où la patronne, Aya THIAM DIALLO, s'empresse de passer la clé aux Canadiens, les immeubles poussent de tous les côtés pour donner un nouveau visage aux bureaux.

«Notre société n'a pas de problème, nous ne voulons pas de cette privatisation...», a lancé un membre du collectif.

La crainte du sort réservé aux employés de Trans-rail et de la CMDT plane sur ces femmes.

En tout cas, le collectif se dit prêt à aller jusqu'au bout même si les femmes savent que tous ceux qui se sont opposés à la privatisation ont été liquidés, le secrétaire général du syndicat, par exemple.

«En se cachant derrière le Millénium challenge, la directrice veut faire une privatisation sauvage de l'aéroport. Sans plan social, ni rien. Le syndicat n'a été associé ni de près, ni de loin à ce processus...», s'insurge une dame du collectif.

Pour rappel, le MC derrière lequel se cache Aya THIAM DIALLO, selon les travailleurs de l'aéroport, a été sollicité en 2006 par le directeur général  de l'époque, KEITA Tambara KEITA, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté au Mali. Les accords étaient clairs: l'intervention du MC n'était nullement conditionnée à la privatisation.

En tout cas, c'est le début du combat de titans de femmes contre femmes.

A suivre...

Par Hamidou TOGO        

 

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