SANOGO : « Monsieur Dioncounda Traoré restera président par intérim, comme prévu, pendant les quarante jours -pas une heure de plus » +++ +++ SANOGO : « Aucun soldat étranger ne foulera le sol du Mali sans une demande du gouvernement malien » +++ +++ CNRDRE : Les parachutistes étaient appuyés par des «individus mercenaires mal intentionnés qui commençaient à s’infiltrer depuis plusieurs jours.» +++ +++ CNRDRE : « Des éléments pris proviennent de divers horizons et soutenus par d'autres forces internes et obscures. Certains de ces éléments sont, en ce moment détenus par les forces armées et de sécurité pour des investigations approfondies » +++ +++ SANOGO : « La tentative d'hier est une atteinte à nos personnes. C'est sous contrôle. +++ +++ SANOGO : « L'accord-cadre (conclu le 6 avril avec la médiation burkinabé) demeure, le président est là, le gouvernement demeure. C'était un problème interne qui est géré et qui n'a rien à voir » +++ +++ SANOGO : « Il y a eu effectivement une succession d'événements. Je tiens à rassurer la population. Je vais bien, le Comité (junte) va bien, et pratiquement toute la structure. Je veux les rassurer tout en invitant la population à la vigilance » +++ +++ PORTE-PAROLE : "le Premier ministre et son gouvernement (...) prennent toutes les mesures appropriées vue de la restauration de la normalité"

Politique

Nord-Mali : le Front pour le refus (FPR) dénonce

Madame, Mademoiselle, Monsieur, Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache.

Dans le cadre de l’Opération Rempart lancée le 21 janvier 2011 à Paris, le Front Pour le Refus(FPR) avait alerté les autorités maliennes ainsi que la communauté internationale sur la détérioration de la situation sécuritaire dans le Nord du Mali.

 

 

 

Pour cela nous avions organisé plusieurs manifestations devant l’Ambassade du Mali à PARIS pour dénoncer cette situation gravissime qui menacerait l’intégrité de notre territoire, la sécurité, la stabilité et la paix de notre pays. 

Malgré ces multiples actions que nous avions menées, les autorités maliennes n’ont rien fait pour remédier à cette situation.  C’est dans ce contexte d’insécurité galopante que nous avons appris l’enlèvement de deux géologues français à Hombori le 24/11/11 et l’assassinat d’un touriste allemand et le kidnapping de trois autres survenus le lendemain à Tombouctou.

 Face à cette situation, la direction du FPR a organisé une réunion extraordinaire ce dimanche 27 novembre 2011 à Paris pour analyser les questions sécuritaires et le phénomène galopant du terrorisme dans notre pays.

A la suite à cette réunion le FPR a constaté que depuis la signature des accords d’Alger du 06 juillet 2006, le nord de notre pays est devenu une zone de non-droits avec son corollaire de banditismes, de trafic de drogues (Air cocaïne) et de terrorismes.

Avec le laxisme, la complaisance voire la complicité, la banalisation, la démission et l’effacement de nos autorités, la situation s’est empirée propageant l’insécurité sur toute l’étendue de notre territoire avec son lot d’enlèvements (56 otages Européens depuis 2006) et d’attentats.

Notre pays est devenu le mouroir du monde, un Afghanistan Africain où toutes les Armées viennent se battre pour accomplir la mission et le rôle de notre État en violation des principes fondamentaux de notre souveraineté au nom d’un hypothétique droit de poursuite et d’hospitalité.

En effet, après neuf ans à la tête du Mali, l’observateur le moins averti se rend compte d’une évidence implacable : jamais présidence n’a suscité autant de questionnements sur le fonctionnement d’un État réduit à sa plus simple expression.

La politique de sécurité que nous distinguons de l’illusion actuellement entretenue au Mali, avec son idéologie et ses dérives, représente bien ce qui sépare le courage démocratique du spectacle démagogique, le courage politique de l’impuissance politique.

En conséquence, c’est dans cette atmosphère délétère d’un Mali, ni autorité, ni visage, ni message, ni idée, et de tout ce qui précède, il apparaît clairement que le Président Amadou Toumani Touré et son gouvernement ont lamentablement échoué dans la gestion globale de la lutte contre les problèmes de sécurité dans notre pays en général et dans la lutte contre les terroristes d’AQMI en particulier. Ils ont transformé notre diplomatie jadis respectée de tous en une diplomatie de mendicité. Elle est devenue négociatrice et receleuse d’otages en violation de la résolution des nations unies interdisant à ses États membres de négocier avec les terroristes en les payant des rançons.

Face à cette menace grave qui sape la réputation de notre pays et qui risque de l’inscrire un jour sur la liste des États voyous si nous ne prenons pas garde.

Pour toutes ces raisons, des mouvements et associations de la diaspora malienne de France réunis au sein de la plate-forme dénommée : Front Pour le Refus (F.P.R) :

1. Condamne avec la plus grande fermeté ces actes odieux et demande que ces auteurs soient mis aux arrêts et traduits devant les tribunaux pour répondre de leurs actes ;

2. Dénonce le laxisme et la faiblesse de notre État face aux menaces terroristes ;

3. Demande à ATT de ne pas faire passer sa réputation d’Homme de paix, de médiateur international au détriment des intérêts supérieurs du Mali ;

4. Réclame l’éradication totale et sans délai du terrorisme et de toute sorte de banditisme sur notre territoire à travers la tenue immédiate d’une rencontre nationale sur la sécurité au Mali ;

5. Réclame l’engagement clair et ferme ainsi que la détermination de tous les États et partenaires dans la lutte contre le terrorisme ;

6. Exhorte le gouvernement malien à prendre toutes les mesures nécessaires pour encadrer le retour « des combattants armés » de la Libye, sur le territoire national ;

7. Demande la création d’un Conseil spécial de sécurité nationale composé des membres du gouvernement, des hauts commissaires des régions ; des Hauts commandements militaires de la protection civile, des membres de la commission de défense de l’assemblée nationale et d’experts maliens en la matière ; ce conseil doit se réunir tous les 3 mois pour évaluer l’évolution de la situation sécuritaire sur le plan national et international et d’en tirer les conséquences ;

8. La mise en place d’un véritable plan de lutte contre le terroriste à travers l’implantation de véritables bases militaires au nord de notre pays ;

9. Le redéploiement de l’Armée pour sécuriser le nord et la mise à sa disposition des moyens matériels nécessaires (véhicules et armes) pour lutter efficacement contre ces bandits ;

10.  De coopérer avec les Armées voisines dans la lutte contres les criminels à défaut de mettre fin au droit de poursuite sur notre territoire national ;

11. réaffirme son dévouement à la patrie et son attachement à la République comme forme de gestion de l’État et des affaires de la nation.

Enfin, le FPR vous informera des actions qu’il attend menées dans les jours à venir pour mobiliser l’opinion publique nationale et internationale afin d’inciter le gouvernement malien à prendre toutes les mesures nécessaires pour que le Nord du Mali ne soit plus une zone de non droit.

Il est inadmissible qu’un seul homme fut-il président de la République prenne en otage le devenir d’un pays de 14 Millions d’habitants en l’inscrivant volontairement ce dernier sur la liste des États voyou et infréquentables. Nous voulons autant que d’autres que le Mali se fasse, qu’il conduise son destin de grande nation, mais nous disons non à un Mali vassale, non à un Mali qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain.

La situation de notre pays n’est pas une fatalité, elle peut changer et elle doit changer, tout seul on ne peut pas mais ensemble on peut.

 

Fait à Paris, le 27/11/2011

 

 Quand on refuse on dit non !

 

 Le Front Pour le Refus.

 

 Le Président :

Mr. Mariko Bakary.

 

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